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Communistes contre le prolongement de l’Etat d’urgence.

Supporters of French Front de Gauche candidate for the 2012 French presidential election Jean-Luc Melenchon take part in a march from Nation to Bastille, on March 18, 2012 in Paris. Thousands of people are expected to support the firebrand leftist presidential candidate Melenchon, who has shaken up France's election campaign with a surprise jump in the polls. Melenchon, represents a coalition of leftist parties including the Communists. AFP PHOTO /THOMAS COEX

La section du Parti Communiste du 20e arrondissement de Paris, qui est, par ailleurs, la propre section de Pierre Laurent, a voté une résolution à la quasi unanimité (33 pour, 3 contre et 3 absentions) demandant aux députés communistes de ne pas voter à l’Assemblée Nationale la prolongation de l’Etat d’urgence pour 3 mois. D’après plusieurs élus et membres du CN présents à cette AG, le groupe communiste s’apprêterait à voter l’Etat d’urgence, sans avoir consulté les militants.

Pour de nombreux communistes présents, se serait une faute politique grave de l’ordre de celle du vote par les communistes en mars 1956 en faveur des « pouvoirs spéciaux » au gouvernement socialiste de Guy Mollet pendant la guerre d’Algérie ; erreur que le parti traînera comme un boulet pendant 40 ans et qui se retournera contre les travailleurs, lors du massacre du Métro Charonne en février 1962.

Motion de l’assemblée générale des communistes
de la section du 20e arrondissement de Paris
Le 18 novembre 2015

La déclaration de la direction du PCF du 17 novembre 2015 à laquelle l’assemblée générale a souscrit pleinement affirme notamment : « Sacrifier une part de liberté serait de fait une victoire pour les terroristes de Daesh. »

Dans le prolongement de cette déclaration, la perspective d’une validation de la prolongation de l’état d’urgence pour trois mois par les parlementaires PCF-Front de Gauche nous semble en forte contradiction avec ce texte. Notre assemblée générale demande à nos parlementaires de ne pas voter la prolongation de trois mois de l’état d’urgence. »

La motion est adoptée à la majorité des présents à l’assemblée générale, soit 33 pour, 3 contre et 2 abstentions.

Paris, le 18 novembre 2015

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